Accueil Date de création : 31/10/07 Dernière mise à jour : 16/03/10 11:07 / 211 articles publiés

CHARTE POUR UN NOUVEAU PROJET COMMUNAL

Notre Charte - Partie 1/5  (CHARTE POUR UN NOUVEAU PROJET COMMUNAL) posté le vendredi 01 février 2008 09:12

La liste « Une Mairie Pour Tous – Breil, Libre et Piène » vous propose sur son blog la publication de sa « Charte pour un nouveau projet communal ». Ce document de douze pages est le résultat d’un travail collectif d’écoute et de réflexion mené pendant trois mois auprès de responsables socioprofessionnels, d’associations et de personnalités. Il essaie d’analyser la situation de notre commune et de présenter des pistes et des solutions. Notre objectif est aussi de lancer un débat permanent sur le présent et le futur de notre commune. Sa diffusion se fera en cinq parties.

 


 

NOTRE CHARTE POUR UN NOUVEAU
PROJET COMMUNAL

 

Notre commune rurale constitue un lieu de vie exceptionnel, avec de très nombreuses potentialités et une forte identité : tous ces atouts doivent contribuer à harmoniser les rapports humains et sociaux, à mobiliser les compétences et les énergies pour créer une véritable dynamique.

Nous ne voulons pas que notre commune devienne un lieu sans vie et sans âme. Nous voulons au contraire une commune vivante, prospère et dynamique qui évolue dans un cadre agréable et préservé.

Notre développement économique, nécessaire au maintien d’une vie sociale de qualité, passera de plus en plus par le tourisme. Un tourisme vert à la fois maîtrisé et pérennisé.

La commune, c’est aussi le cadre du « vivre ensemble ». Nous proposons à ses habitants de se l’approprier et de s’investir dans sa reconstruction.


POUR Y PARVENIR  DEUX OBJECTIFS :


Breil sur Roya, une commune agréable à vivre, ouverte et accueillante :

Loin de se recroqueviller sur elle-même dans un esprit de boutique ou de clocher, notre commune doit s’ouvrir vers les autres, dans tous les domaines. Breil sur Roya doit se faire connaître en apprenant à connaître les autres.
Les mutations sociologiques que nous observons font que notre commune est appelée à se développer ; nous devons améliorer notre cadre de vie, accueillir et intégrer ses nouveaux habitants.

Breil sur Roya, une commune éco-citoyenne :

La préservation de la nature, de la biodiversité et le devenir de notre planète ne doivent pas rester étrangers à l’action locale ; chacun, à quelque niveau que ce soit peut et doit y contribuer.
La municipalité a un devoir de sensibilisation et d’action. Elle intervient concrètement sur la distribution et la gestion de l’eau potable, sur  la collecte et le traitement des déchets, sur le collectage des eaux usées. Il nous faut tendre vers l’excellence environnementale.

 


POUR Y PARVENIR  D’AUTRES METHODES :


Nous voulons une démarche nouvelle, une véritable démocratie.

Cette démarche ne peut se concevoir sans une participation active de la population. Elle s’attache à promouvoir des espaces de concertation, de dialogue, de participation active. C’est aussi une démarche de projets qui consiste à prévoir, à planifier à moyen et long terme, à fixer des orientations, s’opposant à une gestion au jour le jour sans perspective. Il s’agit pour nous de recenser les besoins, de hiérarchiser les priorités, d’élaborer les programmes locaux dans le pluralisme des opinions, d’en définir la faisabilité dans la transparence, en étant attentifs que chacun soit respecté et considéré. Il faut aussi relancer et dynamiser l’information municipale avec les moyens modernes de communication pour  permettre à chaque habitant de se faire sa propre opinion.

Elle s’inscrit dans la volonté de privilégier l’intérêt général, le bien commun et l’efficacité.


UNE CONSTANTE : L’ENVIRONNEMENT ET L’ECOLOGIE EN PHASE AVEC NOS DECISIONS.

Le développement durable est, aujourd’hui, un élément incontournable avant toute décision municipale en raison de ses conséquences sur notre environnement et sur notre cadre de vie. Cette nouvelle forme de développement doit s’intégrer dans toutes les actions de l’activité communale.

Le peu glorieux épisode du Centre d’Enfouissement Technique de Piène Haute nous a démontré que la meilleure protection contre les très graves menaces liées au projet résidait dans notre capacité à régler les problèmes environnementaux auxquels nous serons confrontés.

Il nous faudra dans les mois à venir et dans le cadre du SIVOM du canton rechercher les meilleures solutions au traitement de nos déchets par

- L’amélioration qualitative du tri sélectif,
- La sensibilisation de la population au  tri sélectif à la source,
- L’encouragement vers un compostage individuel,
- L’action pour obtenir véritable déchetterie, avec un lieu de compostage collectif et un personnel professionnalisé.

Un nettoyage généralisé de la commune s’impose : suppression des décharges sauvages, enlèvement des épaves et encombrants, nettoyage des berges de nos cours d’eau.

 

 

lien permanent

Notre Charte - Partie 2/5  (CHARTE POUR UN NOUVEAU PROJET COMMUNAL) posté le vendredi 01 février 2008 08:42

QUATRE POINTS D’APPUI : UN TOURISME MAITRISÉ, LES SERVICES PUBLICS, L’AGRICULTURE, LES ASSOCIATIONS.


1 - UN TOURISME MAITRISÉ :

C’est aujourd’hui une évidence, l’avenir économique de la commune réside dans le tourisme, aussi bien le tourisme vert que le tourisme sportif ; mais un tourisme maîtrisé, respectueux de l’environnement et du cadre de vie.
Son intérêt économique et social est indiscutable et mérite d’être encouragé d’autant que des potentialités très importantes existent dans la commune.

Située à la croisée de nombreuses voies de communication (routes, voies ferrées, sentiers de randonnée, etc.) et à proximité de très beaux sites, notre commune a des atouts touristiques.

Améliorer l’accueil, c’est se préoccuper de la beauté du village et des hameaux, des abords, de ses entrées.

L’environnement doit être irréprochable pour la qualité de vie des habitants et pour l’accueil des visiteurs. Tourisme et patrimoine sont intimement liés. Si à Libre et à Piène, la conservation des lieux n’a pas subi les outrages du temps, il n’en est pas de même pour Breil, où la relance de la rénovation du village et de sa propreté deviennent urgentes pour pouvoir contribuer vraiment au mieux vivre et à l’attractivité touristique.
Un village propre cela implique certes des services municipaux efficaces et réactifs mais aussi une participation citoyenne de la population.

Le stationnement est un problème urgent qui nous est posé : anarchique, Il gâche l’accueil,  le cadre de vie ; il grève les possibilités d’embellissement du village et la mise en valeur de ses richesses architecturales. Il faut rapidement y trouver une solution ; il y en a quelques-unes qui sont possibles. Il faut les étudier sérieusement dans la concertation. Rien n’est à exclure.

L’hébergement n’est pas satisfaisant ; s’il y a eu une très nette amélioration de l’accueil du camping, dans d’autres domaines il est un handicap au développement touristique. Il faut collectivement, avec l’ensemble des intervenants, rechercher son adaptation à la demande de la clientèle. Dans un premier temps, il faudra solutionner le problème que constitue l’ex-centre de vacances USBTP.
Les actions permettant d’améliorer la fréquentation touristique ne manquent pas avec comme objectif de pérenniser une clientèle tout au long de l’année :

- Des évènements plus fréquents sur toute l’année
- Une signalétique cohérente, attractive.
- Une communication de qualité.
- La poursuite et l’amplification de la collaboration avec l’A.D.T.R.B.
- L’intégration d’événements nouveaux.
- Faciliter et encourager les initiatives.
- S’impliquer dans les fêtes et  manifestations.
- La création d’une maison du Tourisme.
- La création d’une maison du Pays.
- Un interlocuteur municipal unique.

D’une manière plus particulière :

- Balisage de la sortie du Canyon de la Maglia  avec un minimum de commodités (Toilettes)
- Balisage des sentiers pédestres et VTT locaux, avec une cartographie explicative.
- Création de visites géologiques avec panneaux didactiques et fiches techniques.
- Aménagement des accès d’embarquement pour les canoë–kayak.
- Promotion de la richesse gastronomique locale.


2 - LES SERVICES PUBLICS :

Ils contribuent au renforcement des liens sociaux, au maintien de la vie économique et de l’emploi ; ils permettent  à toute la population d’accéder aux services indispensables et aux besoins les plus élémentaires sur l’ensemble du territoire communal.

Sous des formes diverses, services municipaux, hôpital local et maison de retraite, services du Département, de la Région et de l’Etat, entreprises publiques, auxquels il convient d’adjoindre le commerce, l’artisanat et les services médicaux et paramédicaux participent aussi du service public à la population.

Vitaux pour la vie de la commune, ils méritent  une attention toute particulière. Aujourd’hui, le seuil limite en dessous duquel on ne peut plus descendre est atteint. Dans cette période d’abandon des services publics en milieu rural, tout doit être mis en œuvre pour maintenir à minima l’existant, sans lâcher, en s’efforçant d’agir sur tous les niveaux (vitalité économique, choix municipaux, aides départementales, régionales, européennes, mobilisation locale, …)

Des services municipaux efficaces, un personnel respecté et reconnu.

Chaque sujet abordé sur la vie communale se trouve traversé par la question des services municipaux, de leur place, de leur rôle, de leur organisation et de leur efficacité.

Plus de la moitié du budget de la commune est consacré au fonctionnement des services municipaux et il convient de mettre en adéquation la qualité du service quotidien rendu à la population et la meilleure utilisation possible des deniers publics ; cela sans négliger le rôle social de ces services et dans le respect des droits statutaires et professionnels des agents.
Améliorer l’efficacité des services municipaux, c’est investir dans la professionnalisation, la formation des agents, la modernisation matérielle et c’est instaurer un nouveau mode de relations entre les élus, l’administration communale et les agents.
L’activité professionnelle des agents, au service de la commune est précieuse et irremplaçable. Leur expérience, la connaissance du terrain et des problèmes, les contacts quotidiens avec la population sont des sources d’information indispensables pour répondre efficacement aux attentes des administrés.

Innover dans ce domaine, c’est d’abord, ne plus considérer les personnels comme des exécutants passifs, mais comme des partenaires, qui ont un même but, celui de servir le public, comme des personnels responsabilisés, qui ont une parfaite connaissance des tenants et des aboutissants de leur action, de l’utilité de leurs tâches, avec une orientation claire.

La professionnalisation passe par un recrutement correspondant à des besoins professionnels : la présence d’un conducteur de travaux capable de monter des petits projets, de surveiller la réalisation des travaux, au fait des cahiers des charges, est indispensable. A la voirie, des métiers tels que plombier, mécano et magasinier font défaut aujourd’hui. La demande d’un vrai service des sports, des affaires culturelles, d’une maison des associations, d’un service du matériel nécessiteront des emplois adaptés à chacune des situations.

La modernisation matérielle est devenue une nécessité. Pour faire face à l’accroissement et à la complexification des tâches, il faut mécaniser pour réduire au maximum les travaux manuels répétitifs (nettoyages d’accotements, de rues etc.…).

La professionnalisation et la modernisation passent inévitablement par la formation. Elle devient aussi nécessaire pour sortir de la précarisation qui est trop souvent la règle actuellement.

A la gestion obscure du personnel, nous proposons une gestion respectueuse de la personne, qui tient compte des qualités professionnelles, des compétences et de la façon de servir. Les droits et des devoirs, l’indépendance et la loyauté de chacun seront de mise. La transparence doit être de mise dans la prise de décisions.

Cette nouvelle conception de la gestion des services et du personnel doit aboutir à un meilleur climat et à une meilleure efficacité des services municipaux.

Le commerce local :

Comme les autres services indispensables à la population il contribue à l’affermissement  des liens sociaux. Le précieux dynamisme du commerce local de proximité est un exemple d’imagination, à l’instar des animations commerciales de l’été, qu’il faut encourager et soutenir.
Le marché du mardi sur la place Biancheri est un complément au commerce local traditionnel ; ce rendez-vous hebdomadaire fait de rencontres et de convivialité, doit être mieux organisé et dans un premier temps mis aux normes dans une place repensée et rénovée

L’hôpital local, la maison de retraite :

L’Hôpital de Breil, ainsi que la maison de retraite sont des établissements indispensables à la vie de la commune : avec leurs 120 agents ils sont les principaux employeurs de la commune. Leur rôle social, de santé publique, de secours et de solidarité est inestimable. Sa préservation en tant que service public de santé doit être un des objectifs prioritaires.

 

lien permanent

Notre Charte - Partie 3/5  (CHARTE POUR UN NOUVEAU PROJET COMMUNAL) posté le vendredi 01 février 2008 08:24

3- L’AGRICULTURE :

Agriculture, tourisme et environnement sont intimement liés. Notre cadre de vie a été  façonné par l'agriculture et plus particulièrement par l’oléiculture. Notre commune possède une des plus grandes oliveraies du département. C’est une richesse inestimable que nous avons le devoir de préserver en lui redonnant son attractivité économique et professionnelle.

Aujourd’hui, la réalité oléicole d’aujourd’hui n’est pas au niveau attendu car une faible proportion de l’oliveraie est entretenue et exploitée. La réalité pastorale : malgré l’existence de pâturages suffisants, le nombre des éleveurs, dont le rôle environnemental est précieux, s’amenuise, il n’est aujourd’hui que de cinq.

Ce secteur indispensable à une commune rurale est fragilisé.

L’existence de structures et groupements de qualité démontre que notre commune a des possibilités :

- Avec une CUMA Oléicole, une des plus importantes du département,
- Avec une Coopérative Agricole qui permet à tous de trouver les produits essentiels pour les cultures,
- Avec une Coopérative Oléicole et son moulin à huile moderne qui occupe une place importante dans la transformation de l’olive, même si son fonctionnement n’est pas en rapport avec les potentialités de notre l’oliveraie.

Le maintien et l’encouragement au développement de ces structures sont nécessaires.

L’action de la municipalité dans ce secteur doit être à la hauteur des enjeux. La commune doit se poser en partenaire des agriculteurs et des éleveurs, de l’ensemble de la communauté rurale. La volonté municipale d’agir dans ce sens, s’articule autour des axes suivants :

Renforcer la place de l’agriculture et du pastoralisme dans l’aménagement rural et le développement local :

- Par un véritable appui dans la mise en place de projets agricoles et par l’étude d’une aide administrative,
- En ayant le souci d’adapter les règles d'urbanisme pour répondre aux exigences agricoles et pastorales,
- Par une lisibilité et une transparence qui doivent être de mise dans les interventions municipales (attribution des pâturages par exemple).

Aider au maintien et au développement d’une agriculture durable respectueuse de l’environnement et générant des produits de qualité

- En engageant une réflexion sur l’adaptation du marché du mardi sur la place Biancheri,
- En contribuant sérieusement à l’organisation d’une Foire agricole plus vivante, plus festive, en s’inspirant de ce qui se fait ailleurs,
- En réfléchissant à la création d’une association pour l’entretien et l’exploitation des oliveraies en friches.

Soutenir une politique d’installation de jeunes agriculteurs

- Mettre en adéquation les exploitations abandonnées et les demandes d’installations de jeunes agriculteurs. Faciliter les démarches administratives, l’élaboration de projets. Favoriser la création ou le développement de structures ou d’initiatives permettant de mettre en valeur et d’écouler les productions locales dans une maison du Pays adaptée.
- D’une manière plus générale, œuvrer à l’existence de concertations et de relais entre les agriculteurs et les différentes structures agricoles, pour avoir la meilleure approche possible des actions à mener dans l’intérêt des éleveurs et agriculteurs de notre vallée pour la relance d’une économie rurale montagnarde porteuse d’avenir.

- La filière bois est intéressante parce que la forêt communale représente, avec les retombées financières engendrées par la vente de coupes de bois, un intérêt économique et environnemental.

- La création d’un P.I.D.A.F (plan intercommunal de débroussaillement et d’aménagement forestier) serait de nature à créer des synergies, entre tous ceux qui sont concernés par une gestion durable des massifs forestiers.


4- LES ASSOCIATIONS :

Notre commune compte un nombre important d’associations de plus ou moins grande  importance, sportives, culturelles ou professionnelles, qui constituent une richesse humaine à préserver et à consolider.

Encourager la vie associative sous ses formes multiples et ouvertes, sans interférence, est le moyen inégalé de tisser les liens solides et authentiques d’un tissu social si nécessaire au bien vivre ensemble.

Association, cela veut dire rencontres, rassemblements, amitié, échanges, événements, convivialité…. et donc, « vie du village ». C’est aussi une forme d’action citoyenne.

Le rôle des élus n’est pas de considérer une association comme un rouage, un prestataire ou pis…un quémandeur. Une association doit être considérée comme un véritable partenaire qui mérite un soutien matériel, financier mais aussi moral, de tous les instants, car, le bénévolat, qui en est le moteur, n’est pas un produit commercial qu’on achète, qu’on échange ou qu’on vend, c’est un engagement personnel et par conséquent  fragile, dans un projet collectif.

Les subventions ne sont suffisantes que dans la mesure ou elles s’accompagnent d’une organisation et des infrastructures nécessaires à leur action.

Deux propositions :

- La permanence d’un dialogue entre les associations et des élus municipaux, dans un nouveau
  service municipal spécialisé.

- La création d’une maison des associations, avec les moyens matériels et administratifs nécessaires  à leur fonctionnement. Un lieu de réunions, d’échanges, de mise en commun de moyens, devenu presque indispensable pour valoriser et encourager la vie associative.

Mieux soutenue à tous les niveaux la dynamique associative peut constituer un véritable levier de développement social et économique de la commune.

 

lien permanent

Notre Charte - Partie 4/5  (CHARTE POUR UN NOUVEAU PROJET COMMUNAL) posté le vendredi 01 février 2008 08:19

NOS PRIORITES : LA GESTION DE L’EAU SUR L’ENSEMBLE DE LA COMMUNE, LE STATIONNEMENT ET LA RENOVATION DU VILLAGE, LE PLAN LOCAL D’URBANISME, L’INTERCOMMUNALITE.

 

LA GESTION DE L’EAU

L’eau est indispensable à toutes les activités humaines : elle doit être protégée et ne doit s’accommoder d’aucun gaspillage.

La commune de Breil sur Roya est riche en sources d’eau potable qui, en théorie, produisent plus d’eau qu’il n’en est nécessaire à la consommation de la population. Il convient toutefois de différencier la situation du village de Breil de celle des hameaux de Libre et de Piène moins bien desservis.

Pourtant, l’été, en pleine saison et de façon occasionnelle, la commune subit la pénurie à Breil, mais surtout à Libre et à Piène. Des quartiers sont mal ou pas alimentés. Cette situation est inacceptable.

D’années en année, depuis deux ou trois décennies, les solutions apportées s’apparentent à une forme de bricolage. Les études et diagnostics n’ont pas été suivis d’effets. Aucun investissement correspondant à l’ampleur du problème n’a été réalisé.

Etudier avec détermination toutes les solutions qui permettront de
résoudre durablement les problèmes d’alimentation en eau potable de la commune constitue une de nos priorités

Il en va de même pour le réseau d’assainissement du village de Breil, extrêmement vétuste par endroits, avec seulement 2 antennes qui sont en bon état : celle de l’Hôpital et celle du camping.

La station d’épuration, qui vient d’être réalisée est d’un haut niveau technologique mais elle ne peut fonctionner parfaitement si un excès d’eau claire y pénètre (eau du lac s’infiltrant dans les canalisations, excès de consommation d’eau potable, eaux pluviales non séparées).

Si la situation actuelle faite de retards et d’insuffisances devait perdurer, elle nous mènerait directement à la privatisation de la gestion de l’eau, avec une augmentation considérable de son prix.

Notre objectif est de s’opposer à une privatisation rampante pour conserver la maîtrise totale de la gestion de l’eau.

Cela implique une véritable régie de l’eau avec du personnel suffisant et compétent.

 

LA RENOVATION DU VILLAGE DE BREIL, LE STATIONNEMENT

La rénovation du village est aussi une urgence. Nous sommes partis du constat que le village) est délaissé. Notre projet municipal s’appuie sur sa rénovation et sur son corollaire, à savoir une solution pérenne des problèmes de stationnement.

Des solutions existent

- libérer une partie des 2 principales places du village de l’emprise des véhicules,
- lancer la rénovation du village à partir des places vers l’intérieur du village,
- aménager des petites places en lieu et place de certaines ruines,
- aménager en salle de spectacle (cinéma, théâtre…) des bâtiments existants (anciennes églises…)
- se préoccuper de la propreté du village (mécanisation, politique basée sur la prévention mais aussi la répression),
- réaménager le tour du lac et les berges de la Roya côté Isola – Jardin Public pour créer une zone piétonnière, mais aussi de nouvelles places de parking qui viendront compenser celles qui seront supprimées sur les places,

Cette rénovation du village nécessitera le pilotage du projet par un architecte spécialisé.

NOS QUARTIERS : Ils méritent toute notre attention comme lieux de vie et de développement potentiel. Lors de l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme une réflexion approfondie devra être engagée avec ses habitants pour régler les problèmes anciens (foncier, voirie, zone inondable, …) et pour améliorer leur cadre de vie.
Dans l’immédiat, il faudra recenser les besoins les plus urgents et proposer les solutions les mieux adaptées avant de les mettre en œuvre. Une attention toute particulière devra être portée sur le quartier-hameau de La Giandola qui est depuis longtemps le réceptacle de toutes sortes de nuisances.


LE PLAN LOCAL D’URBANISME (PLU) : UNE ETAPE IMPORTANTE
POUR l’AMENAGEMENT DE NOTRE COMMUNE

Dans sa séance du 19 décembre 2006, le Conseil municipal a décidé la prescription d’un Plan Local d’Urbanisme (PLU).

L’élaboration d’un PLU est un acte majeur, nécessaire à la commune, qui engage son aménagement et son développement pour les dix à vingt ans à venir. Pour l’élaborer, il faut en moyenne deux ans et il n’est pas très sérieux d’engager une telle procédure, qui a besoin de stabilité et de sérénité, à la fin d’un mandat.

Pour souligner l’importance de cet acte il faut rappeler que depuis l’an 2000 et la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain), le PLU remplace le POS (Plan d’Occupation des Sols). A la différence de son prédécesseur, le PLU recherchera un équilibre à la fois social, économique et territorial à travers une pièce maîtresse le PADD (projet d’aménagement et de développement durable) qui définit les grandes orientations en matière d’habitat, d’emploi, d’équipements, de transports et d’environnement.

Parmi les priorités du PLU figurent : la lutte contre l’étalement urbain, l’augmentation de l’offre de logements familiaux et sociaux et l’intégration des impératifs écologiques. Vaste programme, qui ne peut porter ses fruits qu’à l’issue d’une large concertation avec la population pour s’efforcer de concilier intérêt général et intérêts particuliers, en laissant libre cours à toutes les imaginations.

L’élaboration du PLU sera un moment fort de démocratie participative, au cours duquel nous serons appelés à réfléchir ensemble à l’aménagement de notre espace communal.

Avec les problèmes d’accroissement important de la circulation dus à la reconstruction du tunnel du col de Tende il nous paraît opportun de réfléchir à moyen et long terme sur un éventuel contournement du village, qui avait été envisagé il y a plusieurs dizaines d’années.

 

L’INTERCOMMUNALITE

Comme chacun sait, elle constitue un moyen de mise en commun des potentialités communales pour mieux répondre à un besoin identifié ; des projets partagés et non imposés.
Son but premier est de faire mieux, et à moindre coût pour le contribuable, ce que chaque commune seule ne peut faire ou ferait  à un coût plus élevé et peut-être moins bien.

A ce jour, il existe 2400 communautés de communes, regroupant 29700 communes sur les 36000 que comptent la France. Elles sont désormais au centre du fonctionnement politique et administratif. Leur revenu fiscal est essentiellement basé sur la taxe professionnelle.

Qu'en est-il de l'Intercommunalité dans notre vallée ?

La commune de Breil s'est prononcée pour une communauté de commune de la Roya, mais Tende et la Brigue souhaitent intégrer la C.A.R.F. (Communauté d'Agglomération de la Riviera Française). Le défaut de continuité territoriale les en empêche.
Aujourd’hui, tout est bloqué, plus aucun dialogue n’existe entre les communes des cantons de la Roya et de la Bévéra.
En 2015 le Préfet pourra à nouveau intégrer autoritairement les communes dans une communauté de communes ou d’agglomération, comme il l’a fait avec Sospel en 2001 malgré un NON massif (87%) de la population issu d'un référendum. Que pèsera le canton de Breil coincé entre Tende et la CARF ?
Une entrée dans la CARF n’est pas sans sujets d’inquiétudes :

- Caractère autoritaire et antidémocratique de la loi
- Nouveau taux d’imposition de la taxe professionnelle qui aura un impact sur les artisans et les PME
- Gestion de l’eau, gestion des déchets en régie
- Peu d’allègements de charges pour les communes après transferts de compétences
- Risque de disparition des foyers de démocratie que sont les communes.

Des éléments nouveaux apparaissent :

- Mutation sociologique avec l’arrivée de familles qui fuient le littoral, la cherté de l’immobilier et la dégradation de la qualité de vie, occasionnant des charges supplémentaires pour les communes de l’arrière pays.
- Le traitement des déchets – compétence intercommunautaire par excellence - n’est toujours pas réglé, après la tentative avortée d’installer un immense Centre d’Enfouissement Technique à Piène Haute.

Notre volonté est de savoir où se situe exactement, l’intérêt des Breillois, Librasques et Pienasques, sans à priori, après une étude objective – impossible dans l’état de blocage actuel - et après avoir renoué le dialogue avec l’ensemble des intervenants, afin d’éviter une entrée imposée et sans conditions, dans la CARF, en 2015.

 

lien permanent

Notre Charte - Partie 5/5  (CHARTE POUR UN NOUVEAU PROJET COMMUNAL) posté le vendredi 01 février 2008 08:13

AUTRES QUESTIONS IMPORTANTES : L’ECOLE, LES ACTIONS SOCIALES, LE LOGEMENT, LES ROUTES, LES HAMEAUX, LA CULTURE, LA MISE EN VALEUR DU PATRIMOINE, LES GENERATIONS.


L’ECOLE

L’école, dans les villages, est toujours l’objet de beaucoup d’attention de la part de son conseil municipal. Notre commune ne déroge pas à la règle. Les demandes des enseignants sont entendus et honorées. L’entretien des écoles est suivi.  Les classes sont propres et claires, le matériel renouvelé en temps utile afin que les enfants reçoivent leur enseignement dans de bonnes conditions.  Ces conditions sont souvent meilleures que dans certaines villes.
La Commune a mis en place une aide aux devoirs avec le concours d’enseignants volontaires, une garderie le matin et le soir, un transport scolaire gratuit. Elle met des cars à la disposition des voyages d’étude et des activités sportives de l’école. Ce ne  sont là que quelques exemples qui correspondent à nos idées sur le fonctionnement de l’école publique.
A l’heure où des dispositions prises par le gouvernement visent à obliger les communes à participer toujours plus au financement des écoles confessionnelles, il est réconfortant  de voir qu’à Breil, l’école laïque bénéficie de toutes les attentions de la Commune. Nous continuerons dans cette voie.
Le conseil municipal actuel a adopté le projet d’agrandissement de l’école maternelle.  C’est une bonne chose que nous approuvons totalement. Ce projet se justifie par le souci de regrouper les trois classes maternelles dans une seule école et permettre en fonction des effectifs futurs l’ouverture d’une classe supplémentaire à l’école primaire. Il sera cependant nécessaire pour le conseil municipal nouvellement élu de faire un bilan sur les travaux à réaliser pour maintenir une bonne conservation des bâtiments ; les cours de récréations seront à remettre en état dans le cadre d’une programmation annuelle.


LES ACTIONS SOCIALES

Elles sont réparties sur plusieurs organismes : COMMUNE, SIVOM, CCAS, Conseil général, Hôpital, Aide Humanitaire… Elles méritent une meilleure coordination, d’autant plus qu’elles risquent de prendre de l’ampleur compte tenu de la situation de plus en plus difficile dans laquelle se trouvent les retraités, les demandeurs d’emplois, les salariés avec la baisse constante de leur pouvoir d’achat.  Nous nous attacherons à mettre en place cette coordination des actions et des bonnes volontés qui agissent déjà dans ce domaine, en y associant les communes voisines.


LE LOGEMENT

Depuis des années, la pénurie de logements sur la commune a posé de lourds problèmes aux habitants, au développement de la commune et à son économie.
Des mesures prises dernièrement en matière de construction de logements neufs dans le parc privé (quartier Saint Pierre), de rénovation et d’aménagement d’immeubles anciens (ancienne gendarmerie), d’extension du parc de logements de Cote d’Azur Habitat (ancien OPAM) au quartier Bourdanche, sont de nature à inverser le cours des choses.
Mais, de profonds changements sont à opérer afin que devienne plus transparent le rapport entre l’offre et la demande en matière de logements, les critères d’attribution des logements dans le parc public. Un domaine réservé qui ne doit plus le rester.
D’autres éléments, notamment celui de l’alimentation en eau potable mais aussi celui des viabilités et des dessertes, sont à prendre en compte.


LES ROUTES

L’entretien des routes ne se borne pas à l'entretien des voies de communication du village et de sa plus proche périphérie ; les autres quartiers de la commune méritent aussi la même attention.
Les chemins ruraux d’hier, dont l'entretien a été cédé au département  (Force 06 - ex DFCI), desservent aujourd’hui des lieux habités. Pour la plupart, leur état est déplorable ; ils sont souvent dangereux, les pistes du Col d'Agnon, de la Colla et de Bancao, de la Maglia, notamment.
Des dessertes sécurisées et confortables contribuent aussi à la qualité de vie. Des solutions à la fois juridiques et financières devront être trouvées pour assurer aux habitants des quartiers éloignés, un niveau de service équivalent à celui des autres habitants de la commune.
L’aménagement de la « route des cités » - de la Lavina au Pont de Nice - devenue un axe important, devra se poursuivre par tranches successives avec un ordre des priorités révisé.


LES HAMEAUX

Tout à fait remarquable pour leur beauté authentique, ces havres de tranquillité que constituent les hameaux de Libre et de Piène Haute méritent qu’on s’attache à leur conserver, voire à leur redonner une nouvelle vie.

Les actions menées par le « Club de l’Olivier » à Libre ou « les Amis de Piène à Piène Haute » sont une inestimable richesse dans ce domaine. Il faut encourager, soutenir fermement leurs initiatives en leur donnant les moyens nécessaires, en constituant des liens forts de partenariat.

A Piène Haute, l’aménagement du plateau à l’entrée du village pourrait faire l’objet d’un projet de reconstruction des vieux garages, qui nuisent à la beauté du site et mettre à profit cette réalisation pour y intégrer un lieu de rencontre (à l’instar de celui de Libre), mais aussi une salle communale plus conforme aux exigences de la vie en communauté.

A Libre, le manque chronique d’eau qui impose coupures et rationnement chaque année doit trouver une solution durable par un approvisionnement correspondant à l’augmentation de la population et donc de la demande en été. A plus long terme il faudra étudier et résoudre le problème de l’assainissement, conjointement avec un plan d’embellissement des quartiers de Libre en concertation avec la population (enfouissement des lignes EDF, réfection des ruelles, …).


LA CULTURE

La culture est une vaste thématique ; elle traverse bien des aspects de la vie communale. La population ressent un certain manque dans notre commune.

Nous savons bien qu’il n’est pas possible d’offrir à une commune comme Breil, les facilités culturelles d’une grande ville, mais on peut se fixer un minimum.

Comme nous l'avons proposé précédemment, les événements culturels pourraient se multiplier dans notre commune, mais le nombre n’est pas synonyme de qualité. A cet égard, l’exemple des « estivales »,  programmation  culturelle offerte l'été par le conseil général, dont la fréquentation par le public est trop faible, est significatif du manque de sensibilisation de la population, avec une information et une communications inadaptées. L’action culturelle ne saurait être plaquée artificiellement sur les besoins d’une population

L’absence d’une véritable salle de spectacle se fait cruellement sentir. Les lieux de représentations étant rares et inadaptés, la création d’une salle permettant des programmations musicales, théâtrales ou cinématographiques devient une impérieuse nécessité. Une combinaison avec la restauration du patrimoine est à favoriser.

Pour ce qui concerne les musées, celui de la Cuppera, qui vient d’être magnifiquement décoré aurait besoin d’une signalétique à la hauteur et d’une vitalité bien meilleure. L’écomusée du Haut Pays, de part sa richesse, est un élément fort de la dimension culturelle de la commune qu’il faut encourager. Dans les hameaux aussi, cette volonté de rétrospective historique et humaine est présente, il faut lui donner vie.


LA MISE EN VALEUR DU PATRIMOINE

Le patrimoine de notre commune est riche et varié : il est cultuel, militaire, architectural, historique et naturel. Si tout n’est pas pour le mieux dans sa conservation, des efforts ont été faits comme pour la restauration de l’église Santa Maria In Albis. Par contre la restauration de la Miséricorde est loin d’être terminée d’autant qu’elle sert toujours d’atelier et de dépôt pour la voirie municipale. Quant à la mise en valeur de nos différents édifices elle doit être complètement repensée.
Des associations prennent des initiatives mais sans une réelle volonté municipale les résultats sont difficiles à atteindre.
Notre situation géographique et notre histoire font que notre commune doit considérer tout son patrimoine comme une chance, mais aussi comme un lien entre toutes les générations. Toute municipalité doit intégrer dans son projet municipal la restauration, la mise en valeur, la redécouverte de tout son patrimoine comme une liaison entre son passé et son devenir.


LES GENERATIONS

Les relations intergénérationnelles

C’est une dimension originale que nous voulons donner à notre action. Elle nous permettra de solutionner bien des problèmes.
L’organisation sociale et économique creuse un écart de plus en plus grand entre les générations. A charge pour nous de nous attacher à recréer les liens. C’est un travail à la fois éducatif et social qui doit permettre de s’appuyer et de s’enrichir du parcours de vie de nos anciens. Si besoin, inventons de nouveaux liens quand ils ont disparu en initiant des réseaux de soutien, de bénévoles, en mettant en place des formules de parrainage.

Les jeunes

L’actuelle municipalité, en créant le CLSH (Centre de Loisirs sans Hébergement) a mis en place une structure intéressante pour les jeunes de moins de 11 ans, mais pour les adolescents ou jeunes adultes, tout reste à faire.

Occuper le vide existant, c’est d’abord recréer des liens, être à l’écoute des problèmes qu'ils rencontrent dans leur vie quotidienne.

Si l’éducation au sens large est souvent considérée comme l’affaire uniquement des parents et de l’Education Nationale, La Commune ne doit pas se désintéresser de ce que deviennent ses enfants : scolarité, échec éventuel, formation professionnelle, insertion dans la vie active, gestion du temps libre, … Avec l’évolution de la société, les collectivités (commune, département, région, état) doivent agir ensemble et chacune à son niveau, pour aider les jeunes à devenir les citoyens autonomes et responsables qui feront la société de demain.

Des structures adaptées font défaut. Réfléchir, en concertation avec les jeunes, à  la création d’un véritable lieu de rencontre et d'échange, doté, éventuellement, d’un éducateur polyvalent, avec l’organisation d’activités, mais aussi destiné à apporter un soutien pour mener à bien des projets individuels ou collectifs (dans les loisirs, la culture, l'humanitaire, la solidarité) ou pour rechercher un job d'été, rédiger un C.V., une lettre de motivation, un stage en entreprise. Pour ce faire, il est nécessaire que ce lieu soit doté d'outils informatiques et d'Internet. Cette structure pourrait être complétée par un point d'information jeunesse.

Des installations sportives complémentaires, en concertation avec les associations, pourraient être réalisées :  aire de jeux, champ de bosses VTT, panier de basket-ball, etc.…

Les anciens

Les associations existantes  « Cercle des Amitiés Breilloises », « Societa Brienca » effectuent un travail remarquable en direction des personnes âgées. Comme pour les associations, cette dimension du vivre ensemble est à aider, à renforcer, dans un esprit de partenariat.

 


Cette charte pour un nouveau projet communal est ambitieuse parce que nous avons de grandes aspirations pour notre village et ses hameaux. La tâche est immense mais la situation l’exige.

Des choix prioritaires devront être arrêtés par le futur conseil municipal en fonction des possibilités financières que la commune pourra dégager (niveau d’endettement et de la pression fiscale,  emprunts,  subventions du conseil général, de la région PACA, de l’Etat, de la communauté européenne).

Notre liste « Une mairie pour tous – Breil, Libre, Piène » n’a pour unique ambition que la réussite du village et des hameaux.

Elle est constituée de personnes qui ont décidé de s’investir, de travailler, d’agir pour l’intérêt général dans un esprit d’ouverture et de dialogue avec, nous l’espérons, l’appui majoritaire de la population de Breil, Libre et Piène.

 

lien permanent

 

fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à breil2008

Vous devez être connecté pour ajouter breil2008 à vos amis

 
Créer un blog